Un film de Jean-Louis Gonnet
Dossier réalisé par Josiane Roy et Raphaël Mendola
 
SYNOPSIS
Dans le huis clos d'un vestiaire, des rugbymen se livrent aus derniers rituels. Baume aux corps, échauffement des âmes tout entières tendues dans l'attente du combat.

GÉNÉRIQUE
France, 2001
Réalisation : Jean-Louis Gonnet
Scénario : Jean-Claude Saurel & Jean-Louis Gonnet
Image : Guillaume Martin
Son : François Guillaume
Montage : Gilles Volta
Mixage : Jean-François Auger
Interprétation : les joueurs du Racing Club de Vichy
Production : 4 A 4 productions
Film : 35 mm, couleur
Format : 1.66
Durée : 15’
BIOFILMOGRAPHIE
Après des études photographiques à Genève et à l’Ecole des Beaux-Arts d’Orléans de 1975 à 1981, Jean-Louis Gonnet a parfait sa formation en tant qu’assistant - réalisateur de fictions et documentaires. En plus des films de commande produits par Canal+, La sept vidéo, ARTE ou La Cinquième, il a depuis réalisé plusieurs films personnels sélectionnés dans de nombreux festivals et plusieurs fois primés.

Filming muybridge 1982 - court-métrage expérimental (28 mn / 16mm/ N&B), prix de la critique au festival de Hyères 1981

Travailler à domicile 1986 - série documentaire (7X5mn / Vidéo /N&B/ couleur), Toucan d’argent au festival de Rio de Janeiro 1988, prix spécial au festival de Tokyo 1988

Luc apprend lentement 1990 - court-métrage de fiction (13 mn/ 35mm/ couleur), Prix Canal+ festival de Cannes 1991, prix de la qualité (C.N.C.) 1991

Fée 1993 - court-métrage de fiction (11 mn/ 35mm/ couleur), prix des effets spéciaux Festival de Chalons-sur-Saône 1993

Stigmates 1996 - court-métrage de fiction (28 mn/ 35mm/ couleur), en co-réalisation avec Claude Duty, prix du scénario festival de Clermont-Ferrand 1995, prix de la qualité (C.N.C.) 1997


NOTE D'INTENTION
Le propos n'est pas de filmer uniquement la préparation d'une équipe de rugby mais d'en faire sentir la dimension humaine, individuelle et collective, au travers des rituels cachés.[…]
Nous sommes donc dans les conditions de la fiction.
Le découpage est extrêmement précis. Nous sommes près des visages, près des mains, dans les regards. La caméra est fixe la plupart du temps.
L'image est en couleur. La lumière est celle de la pénombre d'une chapelle.[…] C'est aussi un lieu de gestation. Un sas de transformation.[…] Une caverne où une lente mutation s'opère, douloureuse.
Le son est épuré. Chaque soupir, chaque mot, chaque silence est isolé. Il faut que les bruits deviennent musique.
Le montage doit mettre en valeur la répétition et la précision des gestes. Il faut que ce soit l'union intime des images et des sons qui les charge d'émotion.[…]
Comme le propros du film ambitionne d'avoir une portée universelle, il n'y aura pas de référence, dans le temps ou dans l'espace, à une équipe particulière, exception faite pour les rares paroles du film qui seront exprimées en français.