Un film de Frédéric Chignac
Dossier réalisé par Elizabeth Ferlin-Hervy et Vincent Guyomarc’h
 
SYNOPSIS
Apollinaire est sondeur dans un couloir qui ressemble à celui d'un métro.De temps en temps, il arrête un client et lui demande s'il est content du service rendu par le "distracteur n°72", un accordéoniste, qui n'a pour salaire que son repas, si l'indice de satisfaction recueilli auprès des clients est suffisant.

GÉNÉRIQUE
France, 1999
Réalisation et scénario : Frédéric Chignac
Production : La Luna Productions
Image : P. Elusse
Son : Y. Grasso, T. Robert
Montage : M. Fontecave
Musique : V. Arnoux
Interprétation : Benoît Giros, Bernard Menez, Philippe Nahon, Janine Souchon, Marielle Coubaillon
Film : 35 mm, couleur
Format : 1.66
Durée : 20’
BIOFILMOGRAPHIE
Maitrise d’histoire contemporaine (Limoges)
École de journalisme
s’oriente vers le film documentaire, se forme au montage dans différentes rédactions régionales de FR3

Scénarios :
- Perles de Cristal (LM,1997)
- Les miracles du petit Kovacek (CM,1998)
- Le distracteur (CM,1999)
- Le temps de la kermesse est terminé (LM, 2000)

Réalisations :
- Les Miracles du petit Kovacek (1998)
- Le distracteur (1999)

Reportages/documentaires :
Envoyé spécial, Les documents santé, Faut pas rêver, Thalassa...
L’orchestre des chômeurs (grand prix franco-allemand du journalisme 2002), Fin de semaine dans le Minnesota, Samoa, après Dieu : le Rugby, La solde, Paris’phérique, Le diesel libère la femme, L’homme en noir, Les messagers du vent, Tournez méninges, Le train des sables, Les maudits du Cap vert


NOTE D'INTENTION
Le distracteur est un film d’anticipation... légère. Il décrit une époque où les sondages sondent tout, décident de tout, une époque où les gens qui exercent des petits boulots ne sont même plus payés mais seulement récompensés par un plateau repas. Il décrit un monde où l’homme devient un simple exécutant des techniques de marketing, où tout est pesé, calculé pour aboutir à la rentabilité maximum. Le seul défaut du système, c’est l’homme lui même et ses faiblesses affectives. Le Distracteur n’est pas un film pessimiste puisqu’il considère que tant qu’il existe des hommes, l’espoir est toujours permis. Il tempère toutefois un quelconque excès d’optimisme en rappelant que la nature humaine est paradoxalement la plus sournoise et la plus tordue des machines et que le plus grand ennemi de l’homme reste l’homme lui-même.