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réalisé par G. BAYON
2005
Formateur, IUFM d’Auvergne ;
Membre du comité d’organisation et de sélection
festival du documentaire "Traces de vie" (Clermont)
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Il est nécessaire de dépasser les
oppositions entre documentaire et fiction pour réfléchir
- au statut de ce qui est donné à voir par l’image
et à entendre par le son
- par rapport à celui (le réalisateur) ou ceux
(l’ensemble de l’équipe de réalisation
+ les commanditaires) qui parle (nt)
- et par rapport à ceux à qui on parle :
le public ciblé
C’est étudier les modes d’intervention du
film documentaire
- par rapport au réel représenté :
comment énonciateur et destinataire sont situés
par rapport au réel filmé
- par rapport à l’énonciateur : qui
est l’énonciateur, comment se présente-t-il ;
comment se signale t-il
- par rapport au destinataire : comment est sollicité
le destinataire ; où et comment est-il placé
(place du spectateur) 1- Le
rapport au réel
Tout film tombe sous la loi de sa nature : une représentation
de la réalité.
Les films quels qu’ils soient révèlent moins
la réalité qu’une façon de la regarder,
de la comprendre : un film déplace le regard de
son spectateur, il recompose le champ du visible.
- La fiction : le réel sert de décor dans
la fiction et est donc détourné
- L’invisible dans le documentaire : le documentaire
doit transformer le non visible du réel en visible sur
l’écran, le non audible du réel en audible
sur l’écran : le documentariste est un auteur
avec un point de vue sur le réel
- Le visible dans le reportage : le reporter rapporte
ce qu’il a vu et entendu (le visible et l’audible)
en cherchant à interpréter le moins possible ;
car il travaille dans un temps limité ce qui l’empêche
d’approfondir. 2- Le scénario
- La fiction exige un scénario préalable avec
une intrigue romanesque
- Le documentaire peut proposer des orientations (synopsis +
notes d’intention) ou même un pré scénario
(voir les contraintes de la télévision et du financement
des documentaires) mais sa réalisation exige une découverte
et le tournage se révèle plein d’imprévu :
le tournage commande
3- Les acteurs
- Un acteur est quelqu’un qui simule quelqu’un d’autre,
qui fait "écran" entre le spectateur et l’écran
de cinéma
- la distinction n’est pas entre acteur professionnel
et acteur non professionnel mais entre simulacre dans la
fiction (je fais semblant) et auto-représentation
dans le documentaire (je sais que je suis représenté
à l’image donc je ne suis plus tout à fait
moi-même) ; voir la tenue, les gestes.
- Le réalisateur de documentaire pourra avoir des partis
pris différents par rapport à cette auto-représentation.
4- Le contrat avec le spectateur :
- dans la fiction un contrat fictionnel
- le spectateur sait qu’il ne peut pas rencontrer les
personnages dans le réel ‘sauf s’ils jouent
leur propre rôle)
dans le documentaire et le reportage un contrat d’authenticité
- Le spectateur doit : pouvoir croire que le personnage est
"vrai" et doit avoir foi dans la rectitude du réalisateur
sinon dans son impartialité
- l’éthique documentaire c’est à dire
le rapport à l’authentique est peut-être
ce qui reste quant on a tout épuisé ou concédé
au reste
- Tout film peut donner lieu à différentes lectures
selon :
le contexte de visionnement, la civilisation du spectateur,
la culture cinématographique
- le projet du spectateur voir l’utilisation pédagogique
des fictions pour prendre des informations |
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