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Alfred Hitchcock presents…
les séries télévisées
Dans les années ’50, Hitchcock est à
son apogée : il vient de signer avec la paramount,
et réalise coup sur coup REAR WINDOW, TO CATCH
A THIEF et THE TROUBLE WITH HARRY (1955-1956), qui sont
de grands succès. Du coup, le nom d’Alfred
Hitchcock est associé à tout un lot de productions
annexes, ce qui lui confère un statut et une aura
véritablement à part dans le monde du cinéma,
et au delà : magazines, recueils de nouvelles…
et séries télévisées, dont
les premiers épisodes sont diffusés par
la télévision américaine (C.B.S)
en 1955 ; Revenge, le premier épisode, est diffusé
le 2 octobre.
Les émissions s’avèrent particulièrement
lucratives pour la production, entièrement contrôlée
par Hitchcock (il est le P.D.G. de Shamley production,
et Joan Harrison, la productrice exécutive est
une fidèle parmi les fidèles du maître
du suspense).
La série télévisée permet
à Hitchcock, dans les épisodes qu’il
réalise, de développer davantage son humour
noir, voire macabre (ARTHUR, THE PERFECT CRIME, qui rappelle
profondément E.A. Poe) et ses thèmes de
prédilection (le faux coupable par exemple, le
couple…). Devant cette réussite, l’émission
devient Alfred Hitchcock Hour en 1962 et Hitchcock sera
amené à réaliser des films pour d’autres
émissions (FOUR O’CLOCK ou INCIDENT AT A
CORNER).
Les courts-métrages lui servent de laboratoire
: il fait jouer des actreurs qu’il convoite (Vera
Miles, Claire Griswold) ou qu’il emploie régulièrement
(John Forsythe, Patrick Macnee, Joseph Cotten…)
; il y travaille aussi dans le détail des dispositifs
qu’il réemploiera dans ses grosses productions,
ou reprend des motifs déjà employés.
L’étude de ces films, leur fréquentation,
permet donc de connaître un peu mieux Hitchcock.
Ils sont de plus très facilement utilisables en
classe, parce qu’ils sont formatés pour un
large public d’une part, d’une durée
moyenne, et qu’ils développent en plus un
langage audacieux et souvent distancié.
(Bibliographie : Donald Spoto, La vraie vie d’Alfred
Hitchcock, Ramsay, 1994)
Le présent dossier a
été réalisé dans le cadre
du stage ‘analyse du film’ niveau 3, session
2006-2007, à l’IUFM d’Auvergne.
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